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	<title>YAB &#187; emptyness</title>
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	<description>Yet Another Blog</description>
	<pubDate>Wed, 26 Nov 2008 23:44:35 +0000</pubDate>
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		<title>[Translation] The Pursuit of Emptiness</title>
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		<comments>http://blog.alexgirard.com/translation-the-pursuit-of-emptiness/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 Aug 2007 15:28:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alx</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[That&#8217;ve been a long time I wished to send this text (original) by John Perry Barlow to a lot a friends, but most of them stopped after a few lines of english, so here comes a french version of this enlightful essay.
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[Correction in progress]

A la Poursuite du Vide
par John Perry Barlow
Le bonheur est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>That&#8217;ve been a long time I wished to send this text <a href="http://www.eff.org/Misc/Publications/John_Perry_Barlow/HTML/The_Pursuit_of_Emptyness.html">(original)</a> by <a href="http://homes.eff.org/~barlow/">John Perry Barlow</a> to a lot a friends, but most of them stopped after a few lines of english, so here comes a french version of this enlightful essay.</p>
<p><b><a href='http://blog.alexgirard.com/wp-content/uploads/2007/08/emptiness.txt' title='La poursuite du vide'>Download text file</a></b><br />
<em>[Correction in progress]</em></p>
<blockquote><p>
A la Poursuite du Vide<br />
par John Perry Barlow</p>
<p>Le bonheur est l&#8217;absence de recherche du bonheur - Chuang-Tzu (350 B.C.)</p>
<p>Chuang-Tzu avait raison. Rien de plus Ã  dire. Mais la nature humaine est ainsi faite: plus nous Ã©nonÃ§ons la vÃ©ritÃ© de faÃ§on succincte, plus nous avons tendance Ã  l&#8217;ignorer. Donc, malgrÃ© la complÃ©tude de cette homÃ©lie, je dÃ©velopperai, en espÃ©rant que mon livre pourra insinuer dans votre approche globale ce que la briÃ¨vetÃ© de Chuang-Tzu n&#8217;a pas pu faire.
</p></blockquote>
<p><span id="more-63"></span></p>
<blockquote><p>
VoilÃ  ce que je crois. Je crois que l&#8217;exaltation de la recherche du bonheur fut une stupiditÃ© toxique totalement indigne de mon plus grand hÃ©ro amÃ©ricain, Thomas Jefferson. En effet, c&#8217;est un poison qui rend notre culture plus misÃ©rable Ã  chaque nanoseconde. J&#8217;aurai aimÃ© qu&#8217;il ne l&#8217;ai jamais dit.</p>
<p>Cela produit une monstrueuse, insatiable faim dans le psychÃ© de notre nation, qui nous encourage de dÃ©vorer toujours plus voracement toutes les ressources de notre petite planÃ¨te, en Ã©crasant les libertÃ©s, tabassant des vies, en se sentant ordonner par Dieu et Thomas Jefferson de faire tout le nÃ©cessaire pour Ãªtre heureux.</p>
<p>Et les amÃ©ricains ont toujours l&#8217;air misÃ©rable. Ou ainsi ils paraissent.</p>
<p>Une anecdote surprenante (je pourrai vous en donner des milliers d&#8217;autres comme exemple). Au dÃ©but de cette annÃ©e, mon amoureuse Lotte et moi avons dÃ©cidÃ© de commencer Ã  compter le nombre de sourires spontanÃ©s que nous pourrions observer dans le classieux supermarchÃ© organique que nous frÃ©quentons Ã  San Francisco.</p>
<p>Depuis, nous avons vu des milliers de visages, la plupart en pleine forme, beaux, et soignÃ©s trÃ¨s chiquement. Pour l&#8217;instant, nous avons comptÃ© sept sourires. En 11 mois. Sept sourires. (Et avec au moins 3 pas sincÃ¨res.) Je ne rigole pas.</p>
<p>Je passe aussi beaucoup de temps dans les aÃ©roports amÃ©ricains. La mÃªme expression de concentration troublÃ© est devenue un masque presque universellement portÃ© par mes compatriotes. Rarement j&#8217;entends rire dans un aÃ©roport, bien qu&#8217;il y ai beaucoup de chose risible, bien que sinistre.</p>
<p>Qui suis-je pour penser que mes compatriotes, qui, pendant l&#8217;an 2000, tout en alimentant la plus grande cuvette porcine Ã©conomique que le monde n&#8217;ai jamais connu, ont aussi bouffÃ© l&#8217;Ã©quivalent de 13.4 milliard de dollars de Prozac et autre antidÃ©presseurs (18% de plus que l&#8217;annÃ©e prÃ©cÃ©dente)? Mieux vaut-il vivre chimiquement? Je ne pense pas. De la lÃ©gion de mes amis et connaissances qui sont devenus citoyens de la nation Prozac, je n&#8217;ai jamais entendu aucun d&#8217;entre eux dÃ©clarer que ces drogues les avait amenÃ©es plus prÃ¨s d&#8217;un quelconque bonheur. PlutÃ´t, ils murmurent avec une gratitude blasÃ©e, que les antidÃ©presseurs les ont retirÃ©s de l&#8217;abÃ®mes. Ils ne recherchent pas le bonheur. Ils se sauvent du suicide.</p>
<p>En fait, il est injuste de distinguer les Etats-Unis Ã  cet Ã©gard. La pandÃ©mie de convoitise a peut Ãªtre dÃ©marrÃ©e dans le pays des possibilitÃ©s infinies, mais elle semble avoir commencÃ© Ã  se rÃ©pandre dans toutes les parts du monde oÃ¹ l&#8217;Ã©conomie industrielle et la religion de la science ont pris racine depuis que Jefferson, Voltaire, Locke, et leur autres collÃ¨gues pratiques leur ont donnÃ© un coup de dÃ©marrage il y a un quart de millÃ©naire.</p>
<p>Le taux de sourires au kilomÃ¨tre est seulement un peu plus Ã©levÃ© Ã  GenÃ¨ve, Bruxelles, Washington, Paris, et dans toutes les capitales du Monde Riche que dans notre San Francisco morne. Mais au moins le reste du G8 n&#8217;a pas dÃ©clarÃ© le bonheur pour Ãªtre le genre d&#8217;engagement patriotique qu&#8217;il est devenu dans le pays littÃ©ralement fondÃ© dessus.</p>
<p>Ici nous souffrons de la tyrannie de la bonhomie frauduleuse. Big Brother est arrivÃ© avec comme le grande visage souriant d&#8217;un Smiley. Je pense que j&#8217;ai probablement senti cela arrivÃ© trÃ¨s vite, car je suis venu d&#8217;une famille oÃ¹ presque tout le monde buvait jusqu&#8217;Ã  l&#8217;oublie pendant des pÃ©riodes comme NoÃ«l quand le bonheur est le plus pathologiquement poursuivi.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas avant mes 30 ans qu&#8217;il m&#8217;a paru Ã©vident que ma prudence dans la recherche du bonheur Ã©tÃ© peut Ãªtre une subtile forme de trahison. Comme beaucoup de ma gÃ©nÃ©ration, je ne m&#8217;attendais pas Ã  vivre aussi vieux. Je ne croyais vraiment personne de plus de 30 ans - et reste rÃ©ticent Ã  le faire toujours aujourd&#8217;hui - mais depuis que j&#8217;allais devenir l&#8217;un des leurs, je pensais que je devais au moins essayer un Ã©lÃ©gant Ã¢ge adulte. Au moins il paraissait clair que je ne pourrais plus excuser mes petites fautes sur le dos de la jeunesse.</p>
<p>Alors j&#8217;ai passÃ© la nuit prÃ©cÃ©dent mon 30iÃ¨me anniversaire Ã  me faire une liste de conseil que j&#8217;ai appelÃ© &#8220;Les principes du comportement adulte.&#8221; La plupart de ses Ã©lÃ©ments Ã©taient aimablement indiscutables, le genre de platitude que Polonius aimait imposer Ã  Hamlet. Des choses comme &#8220;DÃ©veloppe le champs des possibles.&#8221; Et, &#8220;TolÃ¨re l&#8217;ambiguÃ¯tÃ©.&#8221;</p>
<p>	&#8220;Evite la recherche du bonheur. Essaye de dÃ©finir ta mission, et poursuis-lÃ &#8221;</p>
<p>MalgrÃ© son aspect puritain sans risque, cette homÃ©lie a vraiment Ã©nervÃ© une foule de gens la plus variÃ© que vous pouvez imaginer. Qu&#8217;il hippie, cowboy, redneck ou dÃ©butant au thÃ©Ã¢tre, quasiment tous ceux qui lisaient ma liste pensaient qu&#8217;il y avait quelque chose de terriblement mal dedans. C&#8217;Ã©tait&#8230; bien, c&#8217;Ã©tait simplement anti-amÃ©ricain! J&#8217;ai mÃªme eu cette rÃ©action par des gens qui Ã©taient gÃªnÃ©s d&#8217;Ãªtre amÃ©ricains.</p>
<p>S&#8217;agiter ouvertement contre la vrai poursuite du bonheur Ã©tait considÃ©rÃ© comme une rÃ©volte sournoisement risquÃ©e. Car tout le monde ressent cette pression invisible et bizarre - les envoyant vers une fatigue qui est le dÃ©sespoir, afin de possÃ©der des biens qui les possÃ¨dent, l&#8217;argent qui transforme leurs amis en monstres, des addictions qui les tournent eux-mÃªme en monstres - presque tout le monde ressent cette honte secrÃ¨te de ne pas assez essayer d&#8217;Ãªtre heureux.</p>
<p>Avoir quelqu&#8217;un qui leur dit qu&#8217;ils devraient juste arrÃªter d&#8217;essayer semble Ãªtre une menace au sermon qu&#8217;ils ont pris sur leur vie. Ils ont jurÃ©, parfois durant l&#8217;adolescence, qu&#8217;ils poursuivraient le bonheur, et, par pure volontÃ©, qu&#8217;ils en auraient un peu. Quand vous sacrifiez tant pour un credo, le voir disparaÃ®tre transforme vos sacrifices en marchandises volÃ©es.</p>
<p>VoilÃ  la douce aspiration de Jefferson devenu une loi. Le droit de faire quelque-chose de contre-productif - rechercher un concept qui fuit en symÃ©trie absolue votre propre dÃ©sir, rechercher le bonheur - est devenu un devoir, aussi sÃ»rement que la charitÃ© est devenu un droit. Si nous n&#8217;Ã©tions pas Ã  la recherche du bonheur - quoi que cela signifie pour n&#8217;importe qui - nous ne faisions pas partie de La Grande AmÃ©rique.</p>
<p>Et pendant que les bonheur devenait notre dÃ» amÃ©ricain, le sens profond de notre volontÃ© d&#8217;Ãªtre heureux semble avoir fanÃ© en gÃ©nÃ©ral. Kant parlait de &#8220;crÃ©er nous-mÃªme le mÃ©rite au bonheur.&#8221; Il me semble que peu d&#8217;amÃ©ricains agissent comme s&#8217;il l&#8217;avait fait.</p>
<p>Je ne sais pas oÃ¹ la maladie a apparu, mais je pense qu&#8217;il y a une Ã©pidÃ©mie de haine de soi-mÃªme dans ce pays qui est, sans compter la folie de la poursuite elle-mÃªme, la plus grande barriÃ¨re au contentement de la plupart des coeurs. Je ne peux pas compter le nombre de gens que j&#8217;ai connu Ã  qui la misÃ¨re parmi l&#8217;abondance a semblÃ© Ãªtre un soupÃ§on de joie enracinÃ© tellement profond dans leur personnalitÃ© qu&#8217;il a dut y Ãªtre plantÃ©e durant l&#8217;enfance. Ce n&#8217;est pas simplement la conscience sensible des cycles - que le prix normal de la magie est la tragÃ©die et que la vie est rÃ©ellement juste. Si seulement cela Ã©tÃ© si sage.</p>
<p>PlutÃ´t cela semble Ãªtre un sens de son propre oubli du pÃ©chÃ© originel, la croyance brumeuse qu&#8217;en Ã©chouant aux premiers essais de la vie, l&#8217;homme misÃ©rable s&#8217;est fait indigne pour toujours sur n&#8217;importe paradis terrestre qu&#8217;il pourra retrouver autour de lui. J&#8217;ai eu deux amis qui se sont suicidÃ©s plutÃ´t que d&#8217;accepter leur propre succÃ¨s, et je suis sÃ»r qu&#8217;il y en a d&#8217;autres comme eux.</p>
<p>Oubliez-Ã§a. Quelque soit votre mauvais cÃ´tÃ©, vous mÃ©ritez du bonheur. Juste, ne le considÃ©rez pas comme un droit ou une obligation.</p>
<p>Laissez-moi clarifier. J&#8217;aime le bonheur. Zut, je pense que je suis heureux la plupart du temps. (Je sais. La plupart des amÃ©ricains, quand ils sont sondÃ©s, vous diront la mÃªme chose, mais j&#8217;ai l&#8217;air heureux la plupart du temps, ce qui ne peut pas se dire de la plupart des amÃ©ricains.)</p>
<p>Et quand je suis heureux, pourquoi suis-je heureux?</p>
<p>Jamais parce que je l&#8217;ai recherchÃ©. PlutÃ´t parce que je l&#8217;ai laissÃ© me trouver. Pour moi, il semble que plus on l&#8217;ignore, plus le bonheur viendra jeter un oeil. Swami Satchidananda le dit d&#8217;une meilleure faÃ§on:</p>
<p>&#8220;Si vous courrez aprÃ¨s des choses, rien ne viendra a vous. Laissez les choses courir aprÃ¨s vous. La mer n&#8217;envoie jamais d&#8217;invitation aux riviÃ¨res. C&#8217;est pour cela qu&#8217;elles courent vers la mer. La mer est satisfaite. Elle ne veut rien. C&#8217;est le secret de la vie.&#8221;</p>
<p>Je ne suis pas sÃ»r de l&#8217;effet sur l&#8217;Ã©conomie si tout le monde prenait ce dicton Ã  coeur, mais j&#8217;ai le sentiment que Ã§a ressemblerait Ã  celle de Satchidananda. Mais cela serait-il aussi mauvais que Ã§a? Bien que je ne sois pas prÃ¨s Ã  partir pour l&#8217;Inde, je me demande aprÃ¨s mes expÃ©riences en Afrique si je ne serai pas plus heureux lÃ -bas.</p>
<p>J&#8217;ai passÃ© beaucoup de temps en Afrique durant les derniÃ¨res annÃ©es et, quelque soit l&#8217;endroit oÃ¹ je vais dans ce supposÃ© sombre continent, je suis sans cesse Ã©tonnÃ© Ã  quel point les gens ont l&#8217;air heureux. Bien qu&#8217;ils vivent avec le sida pandÃ©mique, la famine, la saletÃ©, les maladies, et des morbides petites guerres oÃ¹ les enfants se dÃ©membrent les uns les autres, la plupart des africains sourient et nous saluent quand je passe par leurs villages. ils ont l&#8217;air de signifier, aussi. Ils n&#8217;auraient probablement pas le mÃªme type d&#8217;expÃ©riences en passant dans nos banlieues.</p>
<p>L&#8217;apparent bonheur des africains, contre toute horreur, Ã  l&#8217;air de venir d&#8217;un sens des liens, ou comme le Zulu le dit, &#8220;ubunto.&#8221; Ce mot est souvent traduit pour signifier communautÃ©, mais l&#8217;un d&#8217;eux m&#8217;a donnÃ© ce que je pense Ãªtre une dÃ©finition plus prÃ©cise: &#8220;Je suis car nous sommes; nous sommes car je suis.&#8221;</p>
<p>En d&#8217;autres mots, leur poursuite du bonheur Ã  l&#8217;air plus rÃ©ussie que la notre car ce n&#8217;est pas une tentative solitaire. Le bonheur africain est une entreprise commune, quelque chose qui peut n&#8217;Ãªtre seulement crÃ©Ã© ensemble. Je suis heureux car nous sommes heureux. Beaucoup de satisfaction surgit du sens de la famille, de la communautÃ©, et des relations.</p>
<p>De telles vertus sont des rÃ©serves en diminution aux Etats-Unis. Deux tiers de nos premiers mariages finissent en divorce. La guerre entre les enfants et les parents n&#8217;a jamais Ã©tÃ© aussi horrible (maintenant que c&#8217;est dissimulÃ©, au lieu d&#8217;Ãªtre publique comme Ã§a l&#8217;Ã©tait dans les annÃ©es 60). On pense que AOL et le supermarchÃ© local sont des communautÃ©s. On pense que Disney, l&#8217;entreprise, est un conteur d&#8217;histoire. Et, en extrapolant, nous sommes tous connectÃ©s, grÃ¢ce largement aux mÃ©dia de masse comme la tÃ©lÃ©vision, qui, Bertrand Russell l&#8217;a soulignÃ©, &#8220;permet Ã  des milliers de gens de rire aux mÃªme blague tout en restant seuls.&#8221;</p>
<p>Imaginez un soir passÃ© Ã  regarder par les fenÃªtre des banlieues des Etats-Unis. Pensez aux visages que vous y trouverez, faiblement Ã©clairÃ©es par le clignotement d&#8217;un bain bleu d&#8217;Ã©lectrons que le Grand MÃ©dia diffuse sur leur &#8220;loisir&#8221;. Les joues creuse et dans le silence, une biÃ¨re dans la main, l&#8217;autre main dans un paquet de chips, ils regardent les autres &#8220;gens&#8221; passer par des &#8220;Ã©preuves&#8221; inventÃ©es et s&#8217;imaginent poursuivre le bonheur.</p>
<p>Mais ils ne sont pas en train de rechercher le bonheur. Il recherche ce que j&#8217;appelle La Zone, un condition mentale et Ã©motionnelle oÃ¹ rien ne se passe. Rien ne peux se passer Ã  part les nÃ©cessitÃ©s les plus rudimentaires de la vie et des loisirs tout-prÃªts. Dans La Zone, ils sont laissÃ©s seuls. On leur accorde une sorte de paix contournÃ©e.</p>
<p>Par lÃ , je ne veux pas dire que La Zone est un alcyon et une sÃ©rÃ©nitÃ© mentale. Ce n&#8217;est seulement que la correspondances de ces Ã©tats inspirÃ©s Ã  par les mystiques orientaux avec la dissipation extÃ©rieur (*).  C&#8217;est plutÃ´t comme Ãªtre dans un poumon de fer que dans n&#8217;importe quel Ã©tat que vous attendrez en pratiquant le Zazen. PlutÃ´t que d&#8217;Ãªtre dÃ©tachÃ© du monde illusoire des perceptions, la personne est douloureusement sÃ©parÃ© d&#8217;un monde qui semble complÃ¨tement rÃ©el. Absolument personne n&#8217;aime Ãªtre dans La Zone. ce qui est Ã©trange n&#8217;est pas seulement que nous lui permettons d&#8217;exister, nous l&#8217;encourageons dans chaque partie de nos vies, que ce soit dans nos bureaux cubiques, nos vÃ©hicules de transports, nos menuisiers sisypheins, nos paysages gÃ©nÃ©riquement paysagers.</p>
<p>Dans La Zone, une personne n&#8217;a pas Ã  porter d&#8217;attention sur quelque chose de plus important que, par exemple, savoir qui a gagnÃ© le match de football, et il semble que bon nombre d&#8217;entre nous n&#8217;en serait pas capable.</p>
<p>Si nous ne pouvons pas atteindre le bonheur par les loisirs, pourquoi ne pas l&#8217;acheter? J&#8217;ai contournÃ© le sujet plus tÃ´t, mais j&#8217;admet qu&#8217;il faut dire un mot sur la richesse et le bonheur. AprÃ¨s tout, la dangereuse Ã©noncÃ© de Jefferson sur les libertÃ©s essentielles Ã©tait prÃ©cÃ©dÃ©e par celle de John Locke: &#8220;Vie, LibertÃ©, et PropriÃ©tÃ©&#8221;. Etant donnÃ© les similaritÃ©s entres les deux expressions, c&#8217;est naturel si un certain amalgame se crÃ©e. Et il s&#8217;est crÃ©e.</p>
<p>Presque tout le monde aux Etats-Unis a l&#8217;air de prendre la richesse et le bonheur comme deux concept pratiquement interchangeable. MÃªme la sage Bessie Smith est connue pour avoir dit: &#8220;J&#8217;ai Ã©tÃ© riche et j&#8217;ai Ã©tÃ© pauvre, et laissez-moi vous dire, chÃ©ri, il vaut mieux Ãªtre riche.&#8221; Peut-Ãªtre. Mais dÃ©finissons les conditions.</p>
<p>Si, comme je le suspecte, elle parlait de grande pauvretÃ© contre la richesse modeste, je pourrait Ãªtre d&#8217;accord avec elle. Mais la plupart des amÃ©ricains Ã  la recherche du bonheur matÃ©riel sont en train d&#8217;essayer de passer de la pauvretÃ© modeste Ã  la sale richesse, et, ils ont vu, cette derniÃ¨re dÃ©cennie, pleins de leurs amis revenir avec ce que Stewart Brand appelle le &#8220;luxe toxique&#8221;. Je ne changerai de place avec aucun d&#8217;entre eux. (MÃªme pas maintenant, depuis que ma propre richesse s&#8217;est Ã©vaporÃ©e&#8230;) J&#8217;ai le sentiment que j&#8217;ai assez d&#8217;argent pour Ã©viter les frayeurs, mais Ã  peine assez pour me mettre aux mains de l&#8217;autonomie paranoÃ¯aque et la paralysie de la raison d&#8217;Ãªtre qui semble avoir frappÃ© la plupart d&#8217;entre eux. Et jamais je n&#8217;ai Ã  me demander si quelqu&#8217;un m&#8217;aime vraiment pour mon argent.</p>
<p>Je suspecte que le plus grand bÃ©nÃ©fice de la crÃ©ation de la bulle internet et sa subsÃ©quente explosion sera qu&#8217;il y a eu plus de gens qui auront expÃ©rimentÃ© une grand et Ã©phÃ©mÃ¨re richesse Ã  un jeune Ã¢ge qu&#8217;Ã  n&#8217;importe quel moment de notre histoire. Il y a maintenant parmi nous un grand nombre de jeune gens qui connaissent le vide qui peut seulement venir avec trois Porsches dans le garage et deux bimbos dans le lit. Il y a beaucoup de gosses intelligents qui sont maintenant plus occupÃ©s Ã  faire une diffÃ©rence qu&#8217;a faire des dollars. Au moins, la plupart de ceux lÃ  savent maintenant, profondÃ©ment,<br />
que l&#8217;argent n&#8217;achÃ¨te pas le bonheur.</p>
<p>Bien voilÃ , si vous ne pouvez pas poursuivre le bonheur, comment pouvez-vous faire de vous un lieux fertile pour laisser le bonheur pousser de lui-mÃªme? Le bonheur Ã©tant le plus subjectif des Ã©tats, je peux seulement parler pour moi-mÃªme. J&#8217;ai trouvÃ© quatre qualitÃ©s qui je crois enrichissent naturellement l&#8217;Ã©cologie de la joie. Quand je suis capable de les soutenir, elles me soutiennent et continuent Ã  le faire mÃªme dans ces jours Ã©tranges. Elles sont: un sens de la mission, le service occasionnel aux autres, la consolation de petits plaisirs, et en conclusion, l&#8217;amour dans son propre Ã©gard.</p>
<p>Avoir le sentiment d&#8217;une mission m&#8217;a servi Ã©normÃ©ment, bien plus que je le pensais quand j&#8217;ai Ã©crit le Principe Adulte NumÃ©ro 15 et me suis attachÃ© a son but plutÃ´t qu&#8217;Ã  son sous-produit. Souvent j&#8217;ai Ã©tÃ© sous pression pour dÃ©finir mon but et cela s&#8217;est sÃ»rement vu sous diffÃ©rentes formes durant le cours de ma carriÃ¨re, mais j&#8217;ai eu beaucoup de plaisirs d&#8217;une certaine faÃ§on - souvent grandiose et parfois illusoire -  Ã  Ãªtre, par mes diverses actions, en train d&#8217;aider Ã  crÃ©er un futur qui sera plus libre, plus tolÃ©rant, plus ouvert, et plus juste.</p>
<p>Mon but premier est d&#8217;Ãªtre un bon ancÃªtre, et bien que, par dÃ©finition, je ne serai jamais si j&#8217;ai rÃ©ussi, je suis heureux de croire que je fais de mon mieux.</p>
<p>ReliÃ©e au bonheur de la mission est une autre joie qui peut pas plus n&#8217;Ãªtre poursuivie que la grÃ¢ce elle-mÃªme: le cadeau de la crÃ©ation. J&#8217;ai Ã©tÃ© bÃ©ni par l&#8217;opportunitÃ© de laisser l&#8217;art passer par moi Ã  diverse occasion. Que ce soit des chansons, des essais, ou des meules de foin bien conÃ§ues, ces manifestations de beautÃ©, pour lesquelles je ne prends plus de crÃ©dit qu&#8217;un robinet devrait prendre devant son eau, ont Ã©tÃ© de merveilleux cadeaux.</p>
<p>Le sens qu&#8217;on est devenu l&#8217;instrument de l&#8217;invention est tellement satisfaisant que je trouve cela parfaitement Ã©tourdissant que quelqu&#8217;un dise que les artistes sont motivÃ©s de crÃ©er principalement pour l&#8217;argent qu&#8217;ils pourraient obtenir avec de tels miracles. Sans dire qu&#8217;ils ne devraient pas Ãªtre payÃ©s. Les payer leur fourni plus de temps et de libertÃ©s pour faire passer l&#8217;art. Mais il est rare qu&#8217;un artiste soit dans son domaine pour l&#8217;argent. Un vrai artiste crÃ©e car il n&#8217;a pas le choix. Il est pousser dans le service involontaire de l&#8217;art, et ainsi, de l&#8217;humanitÃ©.</p>
<p>Cela m&#8217;amÃ¨ne Ã  une autre consolation bon marchÃ© disponible pour tous. ConsidÃ©rez les joies du service. Comme quelques leaders, de Jimmy Carter au Dalai Lama, ont dÃ©montrÃ© avec leurs vies, nous pouvons devenir heureux par l&#8217;exercice de la compassion. Mais en suivant la formation que nous recevons dans les Ã©coles et sur les lieux de travail, nous en somme venus a considÃ©rer le service comme un devoir d&#8217;auto-flagellation plutÃ´t qu&#8217;une responsabilitÃ© auto-Ã©panouissante. Ce ne doit pas Ãªtre de cette faÃ§on.</p>
<p>Je pense qu&#8217;un problÃ¨me relatif est que nous tendons Ã  approcher le service de la mÃªme faÃ§on que nous approchons des programmes d&#8217;exercices, dans des mouvements brusques et des spasmes. Nous mettons la barre trop haut dÃ¨s le dÃ©but. Nous ne voyons pas ceux qui servent aussi, sans quand mÃªme se diriger vers Calcutta pour soulager les lÃ©preux mourants, en aidant simplement parfois les Ã©trangers avec un peu d&#8217;humour et de bontÃ©. Vous ne devez pas Ãªtre Gandhi pour Ãªtre un bon type. Il y a peu de choses qui me rendent plus heureux que de rÃ©sister Ã  l&#8217;impulsion de gronder certains irrespectueux fainÃ©ants tout en m&#8217;Ã©levant dans une position activement bÃ©nigne. De telles opportunitÃ©s arrivent presque toutes les heures. (Bien que je ne me lÃ¨ve pas toujours avec elles.) L&#8217;habitude de petites bontÃ©s est extrÃªmement gratifiante.</p>
<p>Ce qui m&#8217;amÃ¨ne Ã  une autre source de fontaine sous-estimÃ©e: les petites joies simple que l&#8217;univers laisse traÃ®ner partout pour l&#8217;observateur vraiment dÃ©tendu. Je pense Ã  quelque chose que Kafka - ce bonheur remarquable - a Ã©crit:</p>
<p>&#8220;Il n&#8217;est pas nÃ©cessaire que tu quittes la maison. Reste assis Ã  ta table et Ã©coute. N&#8217;Ã©coute mÃªme pas, attend juste. N&#8217;attend mÃªme pas, sois totalement immobile et seul. Le monde se prÃ©sentera lui-mÃªme Ã  toi par son dÃ©voilement, il ne peut rien faire d&#8217;autre, dans l&#8217;extasie qu&#8217;il dÃ©gagera Ã  tes pieds&#8221;"</p>
<p>Il ne parle pas de la poursuite du bonheur. Il ne parle mÃªme pas de, comme quelqu&#8217;un pourrait facilement et incorrectement conclure, s&#8217;allonger et d&#8217;attendre le bonheur. Il parle d&#8217;y Ãªtre vÃ©ritablement prÃªt. Il parle de s&#8217;ouvrir tous les sens aux petits plaisirs - les couchers de soleil, les brises aux odeurs de lilas, les blagues hilarantes des serveurs, le passage rapide de sourires anonymes, les paix intÃ©rieures, les longs ronronnements de chats, les cliquetis des talons aiguille, les pop du papier a bulle, le chant liquide des sturnelles, le haussement d&#8217;Ã©paule d&#8217;un policier new-yorkais - la texture granuleuse d&#8217;une joie imprÃ©vue.</p>
<p>Il y a eu beaucoup de pÃ©riodes difficiles dans ma vie - en incluant le prÃ©sent - quand je me rÃ©fugie dans un objectif rÃ©duit, me confortant dans le splendide filigrane de l&#8217;existence immÃ©diate. MÃªme un homme face Ã  une brigade de pompier peut apprÃ©cier l&#8217;aube qui se range Ã©galement devant lui.</p>
<p>Finalement, et toujours, il y a l&#8217;amour. Par lÃ , je ne parle pas de cette occasion Ã©conomique qui passe pour de l&#8217;amour ces jours-ci. Je ne dit pas que je t&#8217;aimerai si tu as des bonnes notes, ou que je t&#8217;aimerai si tu couches avec moi, ou que je t&#8217;aimerai si&#8230; Je veux dire ce que je veux dire quand je dis, &#8220;je t&#8217;aime.&#8221; Point. Sans attente, condition, limite de pÃ©remption, codicille, ou engagement. Dire Ã§a - et le signifier dans ce sens - me rend heureux.</p>
<p>Ce qui me rend le plus heureux de tous, c&#8217;est quand quelqu&#8217;un me dit &#8220;je t&#8217;aime&#8221; - avec une signification aussi inconditionnelle que j&#8217;ai l&#8217;intention de lui porter - et je l&#8217;accepte simplement. Apprendre Ã  accepter l&#8217;amour inconditionnel a Ã©tÃ© la partie la plus exigeante de mon Ã©ducation. Cela demande de m&#8217;aimer moi-mÃªme autant que je suis aimÃ©, ce qui n&#8217;est pas facile, car j&#8217;aime prÃ©tendre que mes imperfections dÃ©goÃ»tantes sont invisibles de tous sauf moi.</p>
<p>VoilÃ , quand j&#8217;aime sans finalitÃ© et accepte l&#8217;amour sans un doute, je suis heureux. Avec Ã§a, je ne suis pas Ã  la recherche du bonheur. Je le deviens.</p>
<p>(*): traduction Ã  travailler
</p></blockquote>
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